Articles sponsorisés : ce qu’il faut retenir de l’affaire Buzzea

fév 26, 2014
DigiM

Vous êtes une boutique de cosmétiques en ligne, une école de langue, un organisateur de spectacles pour enfants, un réparateur de smartphone…bref, vous êtes sur le web et votre activité dépend du web, quelle qu’elle soit. Et vous cherchez tout naturellement à être connu de votre cible. Parmi toutes les solutions possibles pour gagner en visibilité, vous optez pour la relation blogueur : un moyen assez peu coûteux et gagnant-gagnant pour faire parler de vous de façon (généralement) positive.

En échange d’un produit gratuit, d’un code de réduction exclusif, d’une offre concours, vous espérez qu’un blogueur prescripteur sur votre thématique fera la promotion de votre enseigne, vous permettant de travailler à la fois votre notoriété et votre trafic référent grâce à un ou deux liens pointant vers votre site.

Oui, meuh

L’affaire Buzzea a permis de mettre en lumière une question pourtant au centre de ce système et à laquelle chaque acteur, annonceur ou blogueur, aurait du et doit savoir aujourd’hui répondre : « A quoi servent les liens ? » 

Un lien est une référence dans un système hypertexte permettant de passer automatiquement d’un document consulté à un document lié. Wikipedia.

(Vous voilà bien avancés. ^^)

En clair : un lien depuis A permet de consulter B. C’est la base du web. Implicitement, cela implique que A, naturellement, cautionne B. Et c’est la base du système de ranking de Google.

Lorsqu’on comprend que le référencement d’un site repose en partie sur la « caution » que d’autres sites lui apportent en lui faisant un lien, on comprend alors pourquoi le service d’achat d’articles sponsorisés de Buzzea s’est vu condamné à mort par Google. Selon le premier moteur de recherche de France, on n’achète pas la caution d’un site, on doit la mériter (a.k.a : on n’achète pas un lien, on doit le mériter. Sinon, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres et les résultats de recherche organiques seraient trop facilement « truqués »).

billets sponsorisés

Meuh quid de l’éditorial ?

Là où le bât blesse, c’est que d’une : l’achat de liens est une pratique courante et la manipulation des résultats de recherche une réalité, à tous les niveaux du web ; de deux : que la plus part des internautes n’ont aucune compréhension de la fonction d’un lien pour le positionnement d’un site, et à fortiori des règles de Google et de comment les respecter ; enfin, que  la caution apportée par un site à un autre peut-être légitime même en cas de transaction financière entre A et B. On appelle ça un « choix éditorial »  : le blogueur choisit consciemment de traiter d’un sujet qui correspond à sa ligne éditoriale et qui plaira à son lectorat. Qu’il y ait un arrangement quelconque derrière n’enlève en rien la légitimité de ce choix et à la caution qu’il suppose.

Bien sûr ça n’est pas vrai à chaque foi, mais c’est néanmoins une composante à part entière de la problématique de l’achat de lien, mais que Google ne sait ou ne veut pas gérer. Quand on fait 95% de parts de marché, on peut se permettre d’imposer ses règles et de dicter sa loi.

Meuh que faire alors ?

Trois options sont possibles :

  1. Annoncer clairement la couleur lors d’un article sponsorisé sur A en dévaluant tous les liens qui y sont contenus (avec un petit bout de code qui permet aux internautes d’aller sur B comme avec un lien classique, mais qui annule le vote de A pour B). 

  2. Ne rien dire. A noter toutefois que la loi française oblige les éditeurs à mentionner qu’un article est sponsorisé. 

  3. Faire appel à un professionnel qui saura gérer pour vous cette problématique complexe en tenant compte de vos besoins mais sans vous faire prendre de risques

Dans le cas de Buzzea, tous les articles sponsorisés étaient clairement identifiables par Google grâce notamment au système de tracking de la plateforme et à la mention « article sponsorisé » qui accompagnait chaque billet de blogueur conformément à la loi. Pour autant, les liens n’étaient pas dévalués alors que les guidelines de Google sont très claires sur ce point. D’autres plateformes au système identique à celui de Buzzea n’ont pas commis cette erreur, ce qui explique pourquoi elles n’ont pas été inquiétées et pourquoi la relation blogueur et l’achat d’articles sponsorisés restent une valeur sûre pour travailler sa notoriété.

Voilà, maintenant vous savez.

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« Je n’ai jamais eu de blog et tout va très bien pour moi, meuhrci ! » Félicitations, c’est fantastique ! Sachez cependant qu’en web, rien n’est jamais acquis : apparition de concurrents avec une vraie stratégie web sur votre marché, bad buzz autour d’un de vos services ou produits, perte de visibilité dans les moteurs de recherche suite à un changement d’algorithme…tout est possible, et rien…

1 Comment. Leave new

ah meuh c’est très bon ça ^^
Je viens de vous relayer sur Twitter.

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